L'administration va bientôt se doter d'un nouveau corps d'inspecteurs sociaux, qui permettront à l'Etat de prendre en charge les couches déshéritées et fragiles. La décision a été retenue par les membres du Conseil supérieur de la Fonction publique.
L'Etat du Sénégal est en passe de revaloriser le statut des travailleurs sociaux, ainsi que celui des sages-femmes et infirmiers d'Etat. C'est ainsi qu'au cours du Conseil supérieur de la Fonction publique présidé, par le ministre d'Etat, la décision a été prise de créer le corps des inspecteurs sociaux, qui permettra à de nouveaux agents d'intégrer la Fonction publique.
« Leur mission permettra à l'Etat d'avoir un encadrement rapproché des couches déshéritées et des couches fragiles et sensibles », a souligné le ministre, par ailleurs président de ce conseil supérieur. Ce nouveau corps surpasse ainsi celui des éducateurs surveillés et des assistants sociaux. Côté rémunération, les inspecteurs sociaux seront classés à la hiérarchie A1.
Le conseil a requalifié le statut des sages-femmes et des infirmiers d'Etat, puisqu'il faut dorénavant le baccalauréat et une formation de trois ans à l'Ecole nationale de développement sanitaire et social (Endss).
Pour ce qui est des congés longue durée le conseil a décidé « d'élargir l'éventail des maladies ». Toutefois, dans le souci de mettre un terme aux certificats médicaux de complaisance et aux « nombreuses manœuvres » constatées au sein des différents services, une nouvelle formule de visite contre-visite a été adoptée.
Désormais, la contre-visite sera faite au sein du service médico-social de la Fonction publique, dans ses antennes départementales ou encore auprès de médecins agréés par l'Etat.
« Cette mesure ne vise pas à pénaliser le citoyen. Il s'agit de donner aux meilleurs Sénégalais demandeurs d'emploi la possibilité de trouver du travail », a expliqué Abdoulaye Makhtar Diop. Avant leur entrée en vigueur, tous ces textes adoptés par le Conseil supérieur de la Fonction publique seront soumis au Conseil des ministres ou à l'Assemblée nationale pour approbation.
Source : Le Soleil